12 juin 2018

« Nous maximisons les chances de lever des fonds auprès d'investisseurs de premier plan »

Entretien avec Romain Dehaussy, Associé de Chausson Finance

Entretien avec Romain Dehaussy, Associé de Chausson Finance

Pouvez-vous nous présenter votre société et son activité ?

Chausson Finance est, depuis plus de 20 ans, le spécialiste de la levée de fonds pour les entreprises à forte croissance. Nous sommes, avec plus de 800 millions d'euros de levés et 220 opérations à notre actif, les leaders reconnus dans la réalisation de tours de financement auprès de fonds de capital-risque et de capital développement.

Nous sommes particulièrement fiers de compter parmi nos références les levées de fonds de deux licornes françaises (Webedia et Talend).

Quelle est votre valeur ajoutée ?

Chausson Finance assiste les entrepreneurs dans la réalisation de leurs levées de fonds, principalement pour des sociétés des secteurs digitaux en croissance souhaitant lever pour accélérer leur développement et financer une nouvelle étape, telle le développement à l’international.

Nous préparons toute la documentation utilisée dans le cadre de la levée puis sélectionnons une short-list d’investisseurs ayant la plus forte valeur ajoutée en fonction du projet et de la personnalité de l’entrepreneur. Notre position « d'insider » sur ce marché nous permet de cibler les meilleurs investisseurs européens pour chaque entreprise et les contacter de manière privilégiée. Tout au long du road-show, nous maintenons sous tension les fonds intéressés pour finalement négocier au mieux les offres reçues. Nous maximisons ainsi les chances de lever des fonds auprès d'investisseurs de premier plan. Enfin, nous faisons gagner 50% du temps à l’entrepreneur dans son processus de levée de fonds.

Quels sont les secteurs porteurs auxquels vous vous intéressez ?

Nous nous intéressons à tout type d’entreprises du digital. Il y a plusieurs domaines qui nous paraissent particulièrement porteurs actuellement : l’intelligence artificielle, les fintechs, la cybersécurité et la combinaison logiciel et market place, les « SaaS enabled marketplaces ». Pour ce qui est de ce dernier domaine, je citerais, par exemple, Yoopies, une plateforme de baby-sitting et de services à la personne qui est notamment vendue aux sociétés sous forme d’abonnements.

Comment expliquez-vous l’engouement actuel des fonds d’investissements pour les start-up ?

Le marché connaît un véritable boom. Il y a une abondance de liquidités alors que les taux d’intérêt sont très bas. Les autres segments d’investissements connaissent des situations moroses voire difficiles : la bourse est une phase particulièrement erratique depuis plusieurs années, les rendements de l’immobilier sont orientés à la baisse et les LBO représentent, finalement, un marché restreint (jamais plus de 40 opérations primaires en France annuellement). En parallèle, certaines réussites très médiatisées dans l’univers start-up incitent un grand nombre d’investisseurs à s’intéresser fortement à cette catégorie d’investissement. 

Un des phénomènes intéressants est le renforcement de la présence des fonds d’investissement étrangers, principalement en provenance des Etats-Unis et du Royaume-Uni. En 2010-2011, les fonds étrangers participaient à un deal par mois. Actuellement, c’est un deal par semaine. Et cette tendance semble s’amplifier. Chez Chausson Finance, nous sommes fiers d’aider les entrepreneurs français dans leur recherche d’investisseurs étrangers. 15 fonds de venture étrangers ont ainsi investi chez nos clients sur les 3 dernières années.

Pensez-vous qu’il peut y avoir un risque de « retournement » du marché ?

Les marchés ne sont pas à l’abri des turbulences et il est difficile d’établir des prédictions fiables. Cependant, la situation actuelle est très différente de ce qu’on a appelé la « bulle Internet » au début des années 2000. La transformation digitale est une tendance de fond de l’économie mondiale, qui va s’intensifier pendant les années à venir, indépendamment des fluctuations conjoncturelles, et affecter tous les secteurs de l’économie. Les grands groupes peuvent-ils s’en sortir sans les start-up ? Difficile à croire. Même les grands groupes tech américains captent leurs innovations via des acquisitions de start-up et non pas dans leurs labos de recherche.

Si l’on s’intéresse plus particulièrement à la France, nous disposons d’excellents atouts. Des atouts quasi inexistants il y a encore quelques années ! On assiste ainsi à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, dont certains ont déjà créé plusieurs entreprises avant même leurs trentièmes années. C’est un profil de chefs d’entreprises, ouverts sur l’international et les best practices de l’entrepreneuriat, parlant couramment l’anglais, concevant leur société sur un marché mondial dès le démarrage et ambitieux ô possible.

Ces nouveaux atouts s’additionnent aux forces historiques de notre écosystème : écoles d’ingénieurs de qualité, créativité et savoir-faire mondialement reconnu dans certains domaines clés (intelligence artificielle, retail, publicité, etc.). Pour toutes ces raisons, nous pensons que la dynamique des start-up devrait perdurer pendant les années à venir.

Quels sont vos critères d’évaluation des start-up et de leur potentiel ?

Vaste sujet. Pour faire simple, nous prenons en considération trois éléments principaux. Le premier est l’équipe elle-même : c’est même le plus important lorsqu’il s’agit de la 1e levée de fonds. Nous aimons bien les start-up dotées d’équipes constituées de profils complémentaires (ingénieur, commercial, etc.) et aguerris.

Le deuxième élément que nous prenons en considération est le marché. Celui-ci doit offrir un potentiel de croissance et disposer d’un go-to-market évident. Il doit aussi avoir une dimension internationale et ne pas être limité uniquement à l’hexagone. Un des points importants du marché est la concurrence : s’il y a déjà beaucoup d’acteurs efficients et bien financés, c’est un handicap évident. Si personne ne s’y intéresse, cela pose aussi question mais cela peut déboucher sur des opérations incroyables. Je pense, ici, à Andjaro qui a levé avec Balderton et SAP.

Enfin, nous nous intéressons à la société pour déterminer si ses éléments différentiateurs sont significatifs et défendables sur les années suivantes. La société doit avoir également fait ses preuves sur une certaine échelle – des cas clients peuvent s’avérer clé sur des sujets B2B.

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