15 octobre 2018

Critères ESG : les PME et les ETI de plus en plus concernées

Le respect des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) n’est plus l’apanage des grands groupes et du monde de la finance. Les start-up, les PME, les TPE et les ETI sont de plus en plus confrontées à la nécessité de s’adapter à un changement irréversible.

Plusieurs facteurs sont en effet à l’œuvre :

  • Il y a d’abord la nécessité de se mettre en conformité avec une réglementation de plus en plus exigeante. Les obligations de reporting extra-financier se sont accrues au cours des dernières années. Des régulations spécifiques portant sur la transition énergétique (article 173 de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte), la corruption (loi Sapin II) ou le devoir de vigilance (loi n° 2017 399 du 27 mars 2017) ont été adoptées.
  • Les PME sont de plus en plus concernées : la loi Sapin I a fixé à 500 salariés le seuil pour la mise en place d’un dispositif d’alerte. Dans le cadre de la loi Sapin II, ce critère est de 50 salariés pour la mise en place d'un recueil des signalements.

  • Les demandes des consommateurs et de la société civile exercent une pression croissante sur les entreprises. Les exigences de transparence en matière de développement durable (déchets, recyclage, etc.), de santé (produits alimentaires, médicaments, etc.) et d’éthique (commerce équitable, respect des conditions de travail dans les pays en développement, etc.) se multiplient, souvent de façon désordonnée.
  • Elles exercent désormais une véritable pression sur les entreprises. C’est le risque de réputation qui est en cause, dont plusieurs affaires récentes dans le domaine de la santé et de l’alimentation (Servier, Lactalis, etc.) ont montré l’ampleur des dégâts potentiels.

  • Les nouvelles exigences des donneurs d’ordres. Les grandes entreprises et les donneurs d'ordres internationaux imposent à leurs fournisseurs le respect de règles de conformité. C'est désormais l'ensemble des chaines de valeur qui est concerné au niveau mondial.
  • Enfin, la prise en compte par les fonds d’investissements et les sociétés émettrices des critères ESG. Les start-up, les PME et les ETI sont concernées, notamment lorsqu’il s’agit de levées de fonds ou d’ouvertures du capital.

L’importance du facteur humain

La prise en compte des critères ESG exige un effort important d’adaptation. En effet, ces critères recouvrent un champ très large. Il faut prendre en compte l’ensemble des activités de l’entreprise, les risques, les relations avec les clients aussi bien qu’avec les fournisseurs. Un véritable audit est nécessaire.

C’est un défi, ce n’est pas le seul :

  • Une prise de conscience de la part du chef d’entreprise et de la direction générale est indispensable. Il faut aussi définir une stratégie et l’appliquer. Ceci implique de : mobiliser l’ensemble des équipes (ventes, achats, administration, RH, etc.), surmonter le manque d’information et les réticences éventuelles. Il faut former et motiver. Sans adhésion profonde des salariés, la mutation ne pourra se faire.
  • Toutes les thématiques ne sont pas identiques en termes de degré de perception. « Les enjeux environnementaux sont en général bien compris, en raison notamment des risques inhérents, tandis que certaines thématiques sociales ou sociétales requièrent de la pédagogie pour en expliciter les opportunités et les impacts associés éventuels (diversité, achats…) » peut-on lire dans un rapport récent publié par PwC et l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE).

L’effort en vaut cependant la peine. Le respect des critères ESG ne doit pas être vu uniquement comme une contrainte. C’est une opportunité pour se rendre plus visible, se différencier de la concurrence. En définitive, c’est une démarche créatrice de valeur pour une entreprise quelle que soit sa taille.

Un engagement croissant des investisseurs internationaux

Une étude réalisée par le cabinet East and Partners commanditée par HSBC, sur les stratégies de développement durable de 1731 sociétés émettrices et investisseurs institutionnels dans le monde, montre que plus de la moitié des investisseurs (61%) et près de la moitié des émetteurs (48%) intègrent des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG).

On constate cependant des disparités géographiques importantes. En Europe, cela concerne 84% des investisseurs mais l’Asie est en retard (40% seulement). Le décalage est perceptible également au niveau des émetteurs avec 87% et 24% respectivement.

Mieux encore, il apparaît que les décisions de financement et d’investissement dans des projets ESG sont de plus motivées par des considérations financières. 74% des investisseurs mentionnent le retour financier comme étant un élément clé à propos de l’ESG tandis que les deux tiers des émetteurs mettent en avant les avantages fiscaux.

La plupart des investisseurs et des émetteurs estiment qu’ils ne voient pas d’obstacles à un accroissement de leurs investissements et de leurs engagements ESG. En conclusion, l’étude montre que le « marché » ESG est solide et promis à un bel avenir. Un élément dont les entreprises doivent être bien conscientes.

Télécharger l’étude complète.

 

Les critères ESG : de quoi s’agit-il ?

Ce sigle international est utilisé par la communauté financière pour désigner les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) qui constituent généralement les trois piliers de l'analyse extra-financière. Ils sont pris en compte dans la gestion socialement responsable. Grâce aux critères ESG, on peut évaluer l’exercice de la responsabilité des entreprises vis-à-vis de l’environnement et de leurs parties prenantes (salariés, partenaires, sous-traitants et clients).

Le critère environnemental tient compte de : la gestion des déchets, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prévention des risques environnementaux.

Le critère social prend en compte : la prévention des accidents, la formation du personnel, le respect du droit des employés, la chaine de sous-traitance (supply chain) et le dialogue social.

Le critère de gouvernance vérifie : l’indépendance du conseil d’administration, la structure de gestion et la présence d’un comité de vérification des comptes.

Il est nécessaire dans une stratégie de développement durable et d’investissement responsable de relier la performance financière d’une entreprise à son impact environnemental et social.

Source : www.novethic.fr

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